~*~ Nee's life ~*~

J'avance

le 07/07/2008 à 16h23
Souvenirs empilés. Sourires ramassés. Pensées éparpillées. C'est dans ce brol de toi que tu t'accroches. Que tu rampes. Que tu coules...C'est en te décomposant que tu te construits. Reconstruits. Tu le sais. A force de te casser, t'as appris à faire du beau avec du vieux. C'est cette force-là qu'ils t'ont toujours enviée. Cette force qui te fais avancer. Sans cesse. Même quand t'es paumée. Même quand tu te sens seule. Même quand t'es vide.

T'as jamais voulu croire au hasard. Tu nous as souvent ennuyée avec tes pourquoi. Tes comment. Jusqu'au jour où t'as décidé de prendre la vie comme elle vient. De laisser ce brol t'étouffer. Te noyer. Te perdre... Mais étrangement. Tu continues à bouger. A te débattre dans cette foule de toi. Tu continues à espérer. A dessiner de nouveaux rêves. A profiter de chaque instant. Mais tu ne comprends plus.

Tu ne te comprends plus. Mais tu ne cherches plus d'explications. Seul ton regard laisse échapper des soupirs d'incompréhension. Mais souvent le silence l'emporte, dispersant encore plus tes pensées.

Encore une fois t'as peur d'y croire. T'as l'impression qu'il t'est interdit de vivre certaines histoires. Alors au lieu de te battre et de tenter d'y voir plus clair, tu laisses l'ombre envahir l'espoir. T'attends que ça vienne vers toi. T'as toujours pas briser la vitre qui te protège du reste du monde.

Mademoiselle recoud toujours ses ailes. A son rythme. Dans sa bulle. Mais quand oseras-tu te lancer ? Quand retrouveras-tu l'envie de le suivre ? Quand seras-tu à nouveau prête à vivre le cœur nu, sans armures ?!

Quand seras-tu guérie ?

Tu y croit toi ?

le 30/06/2008 à 15h21

Tu y crois toi ? Les rêves qui se réalisent. Les histoires sans fin. Les coups de foudre. L'amour éternel. Les étoiles dans nos yeux. Les souvenirs qui font pas mal. Le temps qui s'arrête. Les moments magiques. Nos mains soudées à tout jamais. L'espoir infini.


Oui, franchement. Tu y crois ? Les amis pour la vie. Les douleurs qui s'envolent. Les adieux sans larmes. Les cœurs en bonne santé. Les promesses tenues. Les chocolats qui ne font pas grossir. Les jours ensoleillés qui se succèdent.


Les âmes sœurs qui se retrouvent. Tu y crois ? Les fleurs qui ne fanent pas. Les bisous guérisseurs. Les peluches qui se parlent et nous écoutent. Les Hommes qui volent. Les pouvoirs magiques. Le ciel dans les chambres. Les portes bonheurs.


Ben j'y crois, moi. Mon image dans tes yeux. Les vérités qui font sourire. Les bulles qui n'éclatent pas. Mon nom gravé dans leur mémoire. Le pays imaginaire. Les nuages qui nous parlent. Le destin qui fait bien les choses. Les anges sur terre, ...

Allez-y. Frappez-moi. Bousculez-moi. Haïssez-moi. Rien n'éteindra ce sourire. Rien n'enlèvera cette folie. Imprégnée dans mon corps. Dans mon cœur. Dans mes délires. De femme enfant. Amoureuse. A nouveau de lui.


Ca ressemble trop à un rêve. J'y crois déjà trop fort. Rien n'est fait. Rien n'est sûr. Et je suis déjà à mille pieds du sol. Loin de la réalité. Dans ma folie parfaite. Je viens de sauter dans le gouffre. Volontairement. Les yeux grands ouverts. Consciente de ce que je suis en train de faire.


Une deuxième chance. Parce que. J'en voulais tellement une. Personne ne me comprendra. J'entends déjà les jugements. Mais. Ca ne me touche pas. Il n’a pas changé. on dirait. toujours aussi surprenant. Mais. Cette fois-ci. C’est tellement mieux. Et ces mots qu’il me dis. des délices. Ca mouille les yeux. Ca sert le cœur. Ca coupe le souffle. Et ça fait trembler le corps. Tout entier. Ca me transporte loin. C'est tellement invraisemblable.


Allez-y. Frappez-moi. Bousculez-moi. Haïssez-moi. Rien n'éteindra ce sourire. Ce sourire bête. Qui ne me quitte plus. Depuis une semaine et quelque jours merveilleux.


 

Amour des rêves

le 27/06/2008 à 12h52
Ca la fait marrer. Ce sourire bête. Qu'elle affiche sans raison.
Y a des moments. Comme ça. où elle se sent invincible. Et heureuse.
Ses yeux qui pétillent. Son sourire qui s'agrandit. Elle a l'impression que le monde lui appartient. Que la vie est belle. Et qu'elle réalisera ses rêves.
Elle se met à tournoyer. A danser. Comme si personne ne la regardait.
Et elle pouffe de rire. Toute seule. Dans son trip.
Ca la fait marrer. Ce sourire bête. Son cœur amoureux...
C'est de la folie ! Non ! C'est l'amour des rêves !

Il pleut. Il pleut des étoiles. Sur tes cheveux, sur tes joues. Dans tes yeux. Tu devrais te voir, ça brille !


C’est super beau ! Moi qui ai toujours rêvé d’en attraper une, je crois que j’ai gagné ! Je vais m’y accrocher !


Ce serait magnifique de vivre pendue à ton étoile. Quoiqu’avec un tout petit peu d’aide, j’arriverai vite à m’assoir dessus. Je serais là, à voyager dans ton univers, je planerais dans ton royaume où l’on m’élirait « l’étoile de l’amour » ! Plus besoin d’ailes, je m’envolerais à chaque battement de ton cœur.


C’est fou que j’ai toujours rêvé d’être une étoile, d’être cette petite lueur à l’horizon qui guide vos pas et avec des étoiles plein la tête. Je fuis l’essentiel, m’enfuis dans cet au-delà, dans ces illusions, dans ces mirages. Mon jardin d’Eden… Je quitte la terre, emprunte l’arc-en-ciel des pensées et arrive dans ce pays merveilleux que nul ne peut détruire.


Evidement, tu en fais partie… toi… le Héro de mes rêves ! Celui qui a réussi à décrocher mon cœur même s’il est incapable de toucher un nuage, de décrocher la lune ou encore de me ramener une étoile.


Pourtant, dans mon rêve, c’est un cadeau que tu aimerais m’offrir, une étoile ! Car à chaque fois que tu t’en vas, ton casque sous le bras, au creux de l’oreille, tu me dis : « je te ramènerai une étoile » ! Alors moi j’y crois !


J’y crois à ta promesse ! Je sais même celle que je veux. C’est la deuxième étoile à droite, celle qui brille le plus. Hé oui, comme dans Peter Pan… Tant qu’on y est je veux bien un dé à coudre aussi… comme tu sais bien donné ! Et puis tu sais ce que je ferais quand je l’aurai cette étoile ? Je vais en faire un nœud, la mettre dans mes cheveux. Pour qu’un jour, je puisse à mon tour en avoir une aussi belle dans les yeux…


Comme ce serait merveilleux…


Je reste accrochée à ton étoile, c’est décidé !



sale chat.

le 26/06/2008 à 17h14
Et quand mes yeux sont fermés, soudain plus rien n'existe, plus personne autour de nous.
Tu vas bien ? (oui) Sûre ? (beaucoup trop sans doute)
Du bonheur. En une fois comme ça.
Waw.

Est-ce qu'il le sais ?
Est-ce qu'il le voit ?
Est-ce qu'il le sent ?

dans mes yeux quand je le regarde,
quand ma main serre si fort,
quand mes bras s'entourent à son corps,
quand mes lèvres l'embrassent,
quand je retiens mes larmes tellement je n'y croyais plus,

....


que je l'aime.



..et il rallume..MES étoales.. *

le 26/06/2008 à 16h37

J'en reviens pas. Je suis là. Plantée au milieu de la pièce.
Tout s'efface autour. Je suis toujours debout. Et ça m'étonne.
J'ai l'impression de m'être envolée. Très loin. Mes yeux pétillent.
J'affiche un sourire bête. Je tremble un peu. Flot de bonheur. Qui me paralyse.
Je commence à douter. De tout. Mais surtout de moi. Peur de foirer. Peur de ne pas être à la hauteur. Tout se chamboule.
Et puis, ma tête se vide. Y'a plus que nous. Son image en plein coeur. De mes yeux.
Je plane. Rien n'a d'importance. Je me fiche de tout. Je bouffe le bonheur comme jamais.
Je suis heureuse. Tout simplement.
Une impression de commencement.
Elle se sent toute drôle. Comme si c'était la première fois que ça lui arrivait.
Pourtant, Nee, elle connaît cette sensation.
C'est des petites étoiles qui pétillent dans ses yeux et qui font battre ses ailes.
Ca lui brûle le ventre.
Ca lui pique les yeux.
Ca la fait sourire.
Et Nee, elle aime bien quand elle est comme ça. Ce bonheur qui veut bien d'elle.
Elle se demande combien de temps ça va durer. Elle ferme les yeux. Serre les poings. Pour pas que ces étincelles de joie ne s'échappent d'elle.
Elle se sent vivre.
Nee, elle a retrouvé toute sa force et bien plus encore. Elle est fière d'elle. Elle se sent invincible. Rien ne peut la toucher.
Ce soir, rien ne peut enlever ce sourire. Rien ne peut éteindre ces lumières au fond de ses yeux. Elle a le bonheur au bout des doigts.
Envie de gueuler au monde entier que la vie est belle. Son coeur brûle. Chaque battement profite de son existence.
Ce soir, Nee, sait qu'elle a gagné un petit bout d'éternité...

:)

le 26/10/2007 à 00h42
Je voudrais croire au bonheur.

Peut-être que finalement. Ca ressemble à ça... une île insoupçonnée, que je venais de découvrir, par hasard, et qui était mon pays. Merci Levy.

Bonheur.

Cette sensation qui renaît. Dans ce corps mort. Meurtri. Déchiré. Comme un réveil après une éternité. Une douceur qui s'élève d'un champ de bataille. Des années après le chaos. Une impression de commencement...

C'est juste un goût nouveau sur le bord des lèvres. Une envie d'atteindre cette lumière. De vivre encore plus fort. C'est juste une impression d'appartenir. De sentir que quelqu'un nous suit du regard. C'est juste un reflet qui brille là où on n'imaginait pas que ça sera possible.

Mon bonheur.

C'est juste une présence. Un nouveau visage dans l'histoire. Une nouvelle page sur laquelle les mots ont encore du mal à se poser. S'agripper. Se laisser guider. C'est juste un quotidien moins pareil. Un sourire un peu plus bête - ;-) – Un regard plus brillant.

Y croire.

Parce qu'ils ne s'en doutent pas. Parce qu'égoïstement, je voulais garder ça pour moi. Rien qu'un instant.
Faire bouillir cette sensation. Pour la sentir de tout mon être. Pour la vivre avec le corps. Le cœur. La mémoire. Avant de la partager. Avant de la laisser jaillir. De la montrer.
La capturer dans mes veines. Pour y croire encore plus fort. Pour enfin prendre conscience que c'est ma vie à présent. Pour finir par croire que c'est beau. Tout simplement. De se laisser emporter...

Je voudrais croire au bonheur.

Le stress

le 31/08/2007 à 13h28
Mon article va porter sur mon stress, plus précisément sur pourquoi je me ronge les ongles.

Pourquoi ce sujet ?
Premièrement parce que c'est une émotion négative qui ne conduit a rien. Deuxièmement elle est envahissante et agit comme un frein, un blocage.
Parfois ce stress est lié a ma timidité : quand je dois prendre la parole devant un groupe ou que je parle a des personne que je ne connais que depuis 2mn et que l'attention est retenue sur moi.
Mais souvent il n'est lié a rien : ça me prend comme ça, sans raison apparentes, dans le métro, devant la télé, en lisant... Les émotions ressenties sont rarement en rapport avec l'instant présent.
Ce stress est présent depuis des années et s'exprime sous différentes formes : je fais bouger ma jambe de manière répétitive, je joue avec un bic, je suis maniaque, mais surtout je me ronge les ongles et quand je m'en rend compte je me met a sucer mon pouce pour me calmer. Ces signes me font croire que je m'occupe l'esprit afin de ne pas penser à certaines choses. Dans le livre, I. Filliozat appelle ça "s'anesthésier". D'après elle c'est une façon d'éviter une émotion, de ne pas écouter la voix du coeur. C'est parce qu'on ne sait pas, où qu'on ne veut pas savoir ce qui se passe en nous.
Après avoir pris du recul par rapport a un exercice donné dans le livre : Rester une heure sans rien faire, j'ai bien vu que c'était une théorie qui tenait la route.
Quand j'essaye de rester une heure sans rien faire de particulier et surtout sans me ronger les ongles voilà comment ça se passe : je suis assise sur mon lit et je vois qu'il y a un peu de désordre, alors je vais ranger puis je refais le lit (déjà fait), puis je joue avec mes peluches, puis je veux allumer la télé et prendre mon portable ... le temps me parait sans fin, je ne stress pas particulièrement mais je ne peux pas rester sans rien faire, je n'ai d'ailleurs pas tenu une heure.

Ce que j'ai déjà mis en place pour essayer de changer et de stopper ces comportements parasites.
J'ai déjà essayé de me calmer par la respiration (Cours de yoga 2x par semaine avec des conseils sur internet) mais après 6mois je n'ai vu aucun changements.
J'ai déjà essayé d'arrête de me ronger les ongles, le maximum que j'ai tenu ce fut 1mois, je n'en reviens toujours pas, si j'ai recommencé de me ronger les ongles après c'était pour une bêtise. En fait durant ce mois là je n'ai subit aucun stress et je n'ai pas eu de problèmes particuliers a gérer, c'était comme des vacances pour mon esprit. J'ai réessaye par la suite mais sans succès.
J'ai déjà essayé de me concentrer sur autre chose : respiration, bic, cours, mais le stress, la tension, l'angoisse n'est reporté que de quelques minutes. Comme exercice j'ai aussi essayé de ne pas avoir de comportements parasites pendant un certain laps de temps mais si je veux me ronger les ongles et que je me retiens, je vais me sentir tendue, comme si il y avait une gène, un manque, la tension ne disparaît pas et je dois m'occuper à autre chose, ce que mon esprit m'oblige presque a faire (voir exercice plus haut). En fait quand je me retiens de me ronger les ongles j'ai comme une impression de faim : j'ai faim de me ronger les ongles.
Je me rends compte de vivre quelque chose en moi, et de ne pas vouloir le sentir, d'où le fait que j'utilise des stratégies pour me détourner de mes émotions.

Emotion, sentiment ou tempérament ?
Emotion : « Réponse physiologique a une stimulation. Une émotion dure quelques minutes et se déploie en trois temps : charge, tension, décharge ».
Sentiment : « s'étaye sur une émotion ou se constitue partie d'un mélange d'émotions. En général exprimer un sentiment le renforce. Pour se libérer d'une émotion désagréable il suffit de l'exprimer. Pour se libérer d'un sentiment douloureux, il est nécessaire de démêler les noeuds émotionnels et décoder les affects sous jacents (qui se voient) ».
Tempérament : « habitude émotionnelle apprise dans l'enfance. Notre tempérament n'est pas notre identité, il peut changer s'il est désagréable ».

Je ne sais pas ce que c'est exactement. Je ne pense pas que ce soit une émotion seule, parfois c'est du stress, parfois de l'angoisse, parfois de la timidité ... Ce serait donc un sentiment constitué de plusieurs émotions.
Je ne pense pas non plus que ce soit un tempérament parce que parfois je suis très calme, Zen. La timidité peut être un tempérament mais je ne pense pas être une angoissée.
C'est vrai que cette angoisse est présente depuis tellement longtemps qu'on pourrait la prendre pour un tempérament.
En fait je dis « angoisse » surtout parce que je ne sais pas trop ce que c'est. Derrière le mot angoisse ce cachent un conflit sous jaccent. Il y a quelques temps je n'avais pas conscience d'être angoissée, mais avec ce livre, beaucoup de questions sont apparues et quelques demi-reponses. Ce sont des « turbulences émotionnelles » que je n'arrive pas a nommer ou a en identifier les causes.
L'identification est nécessaire pour structurer les chaos interne.
Il me faut séparer les différentes émotions qui s'emmêlent dans le sentiment qui m'habite. « L'identification est une étape nécessaire pour distinguer d'une part les émotions réactives (adaptées et proportionnées à l'événement) à exprimer et d'autre part les sentiments parasites et dysfonctionnels donc déclencheurs et causes profondes sont à élucider »

Je me dis que si j'angoisse\stress autant c'est parce que je garde pour moi tout ce que je ressens de négatif. J'attends "d'exploser" puis tout va mieux et je recommence. Je fais ma petites « collection de mangas ». Hélas, quand j'arrive a parler de ce qui me tracasse je n'ai pas l'impression d'être soulagée, ni que ça m'aide a passer a autre chose. Peut-être parce que j'attends souvent longtemps afin d'arriver a exprimer un ressentiment, j'ai souvent peur de blesser ou de vexer quelqu'un, donc je me tais et je garde pour moi.
D'après ce que j'ai retiré du livre, j'en ai déduis que ce stress est lié à des conflits intérieurs que je refoule, d'où le fait que je m'anesthésie. De plus ce stress est souvent disproportionné ce qui me pousse à penser que les causes sont dans mon passé. (« Quand nos émois sont disproportionnés ou inadaptés aux situations les causes sont alors à rechercher dans le passé, proche ou lointain »).
Dans le livre elle parle aussi de « réaction élastique : émotion du passé projetée sur le présent. Réaction émotionnelle hors de proportion avec l'apparent déclencheur » mais je ne pense pas que ce soit ce genre de réaction dont je fais l'objet étant donné qu'il faut une situation, une personne qui rappelle de près ou de loin cette émotion ou l'événement qui l'a suscitée, réveille le passé. Dans mon cas, vu que ça peut se produire quand je suis seule et dans beaucoup d'endroits différents et variés, ça ne peut pas être ça.
Elle parle aussi de « sentiment de substitution : sentiment exprimé à la place d'un autre » Je ne sais pas si mon stress jouerait le rôle de « paravent » pour d'autres émotions que je veux pas vivre. Je ne dis pas que c'est impossible, juste que je ne sais pas. Je n'ai pas l'impression de m'interdire certaines émotions, je peux être triste, en colère, avoir peur, être jalouse, contente ... je trouve même ça normal. Donc je pense que ce n'est pas ça non plus, surtout que je ne pense pas que ces émotions risqueraient de faire de la peine à quelqu'un.
Le chapitre que je trouve un peu plus intéressant pour moi c'est le chapitre « collection de mangas » je pense que ça doit être le seul point que je peux travailler étant donné que un conflit intérieur que je me cache n'est pas forcement quelque chose que je peux travailler étant donné que je ne sais pas de quoi il s'agit et j'ai beau chercher je ne vois pas quels conflits je pourrais réprimer depuis si longtemps et qui pourraient me perturber depuis tant d'années. Donc mon « exercice » sera d'exprimer mes mécontentement tout de suite, même pour de toutes petites choses.
L'exercice avec les petits cailloux, symboles de mes blessures, n'est pas un exercice dont je me sens capable maintenant. Je sais que j'ai encore trop de rancunes et que je ne peux pas être heureuse sincèrement pour le bonheur de certaines personnes. Cet exercice je le mets de coté afin de voir ou mon évolution va m'amener et de faire comme une sorte de « contrôle » ou d' « examen » a la fin, afin de voir où j'en suis.

Les choses changent.

le 30/08/2007 à 19h52
Les Choses changent, je me suis remise à tout ce qui concerne la méditation intérieure, pour comprendre mes croyances, je me suis remises à comprendre, à réflechir, à réfléchir sur moi, à faire un bilan de tout ce qui s'est passé depuis 2 ans. et je me suis dit qu'il s'en ait passé des choses, pas mal de mauvaises à vrai dire. Maintenant tout est redevenu beaucoup plus calme. ça va faire un moment que je n'ai pas vécu une semaine entière avec mes amis jusqu'à juin, je me suis éloignée de certaines personnes, rapprochée d'autres dont une avec qui je n'avais jamais été aussi proche, du moins c'est une autre forme d'échanges, meilleure d'après moi.

J'ai beaucoup réfléchi aussi, sur un tas de choses que beaucoup appellerons spirituelles, après tout, tout cela c'est moi, il manque plus qu'un reflex et vous aurez la Eva et ce qui la fait vivre (ajoutez une dose d'amis et un zeste d'internet aussi)
Je recommence à sentir beaucoup de choses depuis que j'ai fait ce travail sur moi même, je ne sais pas si c'est mon imagination ou bien si effectivement tout recommence, mais il s'est passé pas mal de choses avec Jo, et je sais très bien ce que ressent Ramo, même si elle se trouve à des centaines de kilomètres que moi, et même si elle fait tout pour se protéger et tout cacher.

Je compte continuer dans cette voie, que j'avais oublié durant une grande année, que toutes mes croyances étaient rompues par cette "semi-dépression", mais je ne compte pas y aller toute seule, j'ai besoin d'aider plusieurs personnes, elles se reconnaîtront surement, et je les amènerai dans cette grande aventure.

Moi

le 01/08/2007 à 00h39
Une Enfant et Une Adulte dans un corps d'Ado ...


Huuum, pas très clair ce titre me direz vous ...
Encore une chose qui me représente bien : du mal à poser des mots sur ce que je suis et sur ce que je ressens.

Ce que je peux vous dire c'est que je suis une fille très contradictoire, tiraillée entre l'envie de régresser
en enfance et l'envie de grandir à toute vitesse.
Je sais juste que je suis pas faite pour être une ado. Ou peut-être que si finalement, car j'ai le droit de jouer
sur les 2 tableaux.

Ma part de petite fille regarde des Disney en boucle, se laisse porter par les musiques niaises pleine d'espoir,
comme dans un doux rêve.
Cette petite fille regarde le ciel avec toujours autant d'émerveillement : ces petites choses brillantes au loin
qui semblent à portée de main, les nuages qui prennent des formes d'animaux, de personnages.
Cette petite fille aime s'allonger dans l'herbe et regarder la mer, cette petite fille rêve de rouler et courrir
dans une prairie, de rire à grands éclats, se sentir libre et ne pas faire attention à tout le reste.
Cette petite fille aime à croire que l'avenir n'est qu'une belle promesse : une promesse de bonheur, et oui
je l'avoue, d'amour. Même si sa référence parfaite en amour est Bridget Jones car elle espère lui ressembler
 un peu (mais contrairement à Bridget elle se contenterait volontiers de Daniel Cleaver ^^)...
Je regrette cette part d'innoncence, même si au fond je n'ai jamais été une enfant naïve, alors peut-être que
j'essaie de me rattraper, qui sait ? Je veux être la petite fille légère et naive que je n'ai jamais été
 (ou en tout cas pas assez à mon goût).

Et puis il y a cette autre nana qu'essaie de raisonner la petite fille. Elle, elle est du genre terre-à-terre,
des rêves d'amour ? Tu déconnes ma vieille ?
Elle sait ce qu'elle veut (enfin elle a des idées quoi ^^), elle veut entrer dans le monde des adultes, entrer
dans la danse. Elle veut être une de ses femmes au boulot prenant mais tellement génial, voyager, taper du poing
sur la table, diriger des mecs, contrôler sa vie, prendre les hommes pour des amusements sympas (bien sûr en étant
clair dès le départ hein ! Je suis pas un mec 8D *là vous pouvez me gueulez dessus lol*).
Dans ses rêves les plus improbables, elle se voit en tailleur pantalon classe et féminin, sûrement loin de la France.
C'est vrai que c'est bizzare de rêver d'être une carriériste, car bon ça a plutôt une image négative.
Mais c'est parce que je sais que j'ai ça en moi (je parle pas du côté femme fatale hein !), je sais que je serais du
 genre investie dans mon boulot, et que je m'éclaterais là dedans. Parce que le boulot c'est toujours ce que j'ai fait
de mieux.
C'est un peu comme un rêve fataliste mais qui me semble pas péjoratif, car après tout c'est jouissif d'un certain point
 de vue ! Et puis bon, je laisserais la porte ouverte à un ténébreux damoiseau :D

En gros ces deux filles totalement opposées et rêvées sont liées. Elles sont liées par l'adolescente que je suis.
Je suis un mélange de tous ces espoirs et de toutes ces facettes de caractère.
Du coup, la confrontation ça fout du bazar là-haut. Je suis du genre à pas mal psychoter sur des questions existensielles
 (no comment !).
Fille désabusée et sans illusions, mais qui au fond espère. Espère quoi ? Tout et rien, sans doute que tout ira bien ...
J'aime rire, je déconne tout le temps, je me prends pas au sérieux ... J'essaie de faire semblant d'être heureuse quand
je le suis pas, car en ayant la pêche, les autres ont la pêche, du coup on délire bien, et on finit par être vraiment
heureux ! (Logique nan ? :D)
Une fille qui écoute des chansons tristes et rythmées, bien mélo (du genre rock, pop-rock, pop-folk, rock-électro,
électro, ...), parce qu'elle n'y peut rien elle adore ça, même si ça la déprime. Mais au fond c'est une déprime dans
laquelle on se complait facilement, on se laisse porter par la mélodie et les paroles et plein d'émotions remontent,
 c'est jouissif (oui, je sais je trouve plein de choses jouissives ;) ). Et puis elle écoute aussi du Disney parce
qu'elle peut pas non plus s'en empêcher, tous les soucis s'envolent, au point même qu'on a l'impression que nous même
on va s'envoler !
Cette nana que je suis, lit beaucoup. De la comédie sentimentale, à des histoires plus sombres et trash, en passant par
 une touche de fantastique. Les romans, les livres, on aura beau dire rien les remplacera jamais. Autant un CD tu t'en fous
 tu prends en mp3, mais un livre, ça a quelque chose d'intime.
Ah et puis, je suis une fondue de télé et de cinéma. A mon grand regret, je vais très peu au ciné (money, money, money ^^).
 Mon genre de films, là encore c'est hyper variés ça va de V for vendetta à Love Actually en passant par Troie et Sexe intentions,
jusqu'au Diner de Cons. En gros de la comédie, du sentimental, du drame, du trash, de la guerre,
 de l'aventure, du fantastique, et puis les dessins animés !

Bref tout ça c'est moi. Même si j'en ai oublié la moitié, même si j'en ai trop dit. Même si finalement ce n'est peut-être
 pas moi. Je vous avais dit que j'avais du mal à m'exprimer correctement quand il s'agit de moi.
Retenez juste ça : Je suis juste Moi : même si personne - y compris moi - ne sait réelement à quoi ça correspond.

deug caissière

le 07/09/2006 à 02h59
a y est c'est décidé je vais essayé d'avoir mon Deug Caissière
je pense prendre en 2° année, l'option Mammouth ou Pantashop, mais je sais pas trop encore..

Sur la brochure qu'une copine m'a donné ils disent qu'en fait c'est plus difficile qu'on le croit.
alors là je suis en première année, et jpeux dire...ça va

mais en meme temps c'est difficile; car en plus ya des cours d'éducation sportive, on doit savoir faire du patin à roulette pour se déplacer de la caisse 1 à la Caisse 2, et le pire c'est qu'on doit le faire sans tomber ou se cramponner .

en plus faut savoir passer les produits sur le biiiiiip

on va assister à des cours super passionnants, comme :
- comment dire au clients que leur cartes ne passent pas?
mais attention on doit le faire gentiment, je le vois bien Polette, elle, elle crie sur le client mais moi je fais pas ça hein, ça sert à rien, Polette a eu 5 faut pas s'étonner non plus..

aussi faut savoir parler dans le micro, genre si un article passe pas, faut apuyer sur le bouton et dire :
- Natacha c'est combien les culottes-couches Tena maxi absorption ?

Et surtout faut pas se gourer sinon on est pas productif, et on perd 2 points
comme le dit notre prof de micro :
- un Maximum de parole pour un minimum de temps

aussi faut être souriante c'est à dire ( la prof elle nous 'la dit) que même si le gamin (elle parlait pour nathalie là) il a pleuré toute la nuit, meme s'il a vomi, meme si on a pas dormi de la nuit faut pas se ramener avec des cernes, mais c'est show time quand meme car l'oréal et jacques Dessanges ne sont pas toujours là..

bref c'est la grosse galère en gros...
je vais vous laisser car là, je dois encore faire mon devoir maison sur " comment prendre les cartes bleues des clients" et réviser mon Ds sur les codes barres

Amélie

le 07/09/2006 à 02h50
Y'a des choses qu'on veut imaginer ba moi je veux imaginer que derrière moi, derrière vous, y'a la musique d'Amélie Poulain, que l'image est en noir et blanc et qu'on s'avance vers ma maison, je veux aussi m'imaginer qu'il y a une voix off, comme dans les films : ouais, comme Galibert à la Télé, qu'il y ait quelqu'un qu'on voit pas, car il est trop moche pour passer à la Télé mais qu'il ait une voix qui passe bien, un voix qui fait " moi jsuis un beau gosse de la laïfe" comme si on dirait qu'il a une physique de Brad Pitt.

Et ba ce monsieur viendrait, y'aurait un gros plan sur le trottoir puis il remonte sa camera, on voit ma maison, si , et le portail serait ouvert en plus, il commencerait à parler et il parlera très vite comme si il devait à tout prix se preparer aux soldes d'hiver de la deuxième demarque.


.
.
.
..
.

.
.
.
.
.

et ça ferai :

" le 6 mai de l'année 1987, à quatorze heures et cinquante cinq minutes, une voiture part en direction de Lille, Claire k doit retrouver son ancien amant Patrick J. A la Même Seconde à quarante deux kilomètre de là sur un parc d'un Petit village, Julie Z sortant d'une cure de desintox , rencontre Pierre T, celui qui sera son prochain dealer.

Au même instant un Spermatozoide pouvu d'un Chromosome X appartenant à Alain K, se detachait du Peloton pour Atteindre un Ovule appartenant à Arielle K.
9 mois plus tard naissait ....Eva

Eva n'aime pas : avoir la peau des doigts plissée par l'eau chaude du bain, Entendre chanter quelqu'un lorsqu'elle écoute la Radio, voir les gens dire n'importe quoi sous l'effet de l'alcool.
Eva ne supporte pas : que son père entre dans sa chambre sans Frapper, que son père vienne fouiller dans son Ordi.
Eva n'aime pas : voir que Sex and the city, l'une de ses séries préférées a été ramplacé au dernier moment par une emission spécial sur le viol anorexique, Voir que des Petits cons se sont bien amusé avec son ordi, Sentir qu'il y a quelqu'un derrière elle, Se rendre compte qu'elle a faux.

Mais Eva aime : Claquer les bulles des emballages en plastiques, être seule dans sa chambre à regarder dans le vide, s'allonger dans l'herbe et sentir les rayons chauds du soleil sur sa peau douce, Faire craquer ses doigts et sucer son pouce.
Eva aime les petits plaisirs simples de la vie : plonger la main dans le sables, entrer dans des draps fraichement changés, descendre le matin et sentir le jus d'orange et le pain frais d'une odeur rafiné, aller sur son blog et voir qu'elle a des commentaires.
Eva aime : qu'on lui dise que ce qu'elle écrit est drole, savourer chaques bouchées de coquille saint jacques qui fondent dans sa bouche, quand elle rêve et que personne ne la reveille.

le bus :)

le 05/08/2006 à 21h42
Je lève mes yeux et regarde sous mon parapluie. Le bus s'approche. Je sers mon ipod et mon porte-monnaie entre deux doigts. Il fait plus chaud dans le bus. Les gouttes qui tombent de mon parapluie fermé tracent un long filet depuis l'entrée. Ma place préférée, tout devant à droite, est prise. Je traîne les pattes avant de voir un garçon, les yeux levés vers moi, les cheveux mouillés. Je m'installe à coté de lui, maladroitement, mon sac collée au dos, qui m'empeche de m'adosser. Il baisse ses yeux et fouille dans son sac. Il sort un livre aux pages jaunatres et cornées. "Histoire de la "voie". Ses doigts immaculés de peintures tournent fébrilement les pages. Il tient son livre sur ses genoux et se penche à lui comme un trésor. Mes yeux n'arrivent pas à le quitter de tout le voyage. Il sent bon. Soudain il lève les yeux vers la fenêtre et malgré la buée, la lumière éclate sur ses yeux bleux. Il se tourne à moi. Je ne réalise pas vraiment, avant de baisser vivement ma tête et d'observer avec une profonde intensité mon porte-monnaie. Je vois alors à coté de ses pieds une énorme pochette, marquée par diverses tâches de peinture.
"Alors, qu'est-ce que tu fais?". Je pense à ces films, à la Amelie Poulain, qui elle a finalement osé. Il va s'en aller. Ma station est la derniere. Le bus se vide.

Peureuse, je me profite juste de l'odeur de sa nuque.

Je me lève finalement. Il en fait de même. Les portes du bus s'ouvre et je descends sous la pluie. Nos chemins se séparent, je vais à droite, lui à gauche. Je me retourne, comme pour le voir s'éloigner et me faire encore plus de mal. Il sert sa pochette d'une main. Alors que mon regard retourne en face de moi, je le vois du coin de l'oeil se retourner. Je continue d'avancer. Je me retourne. Lui aussi. Encore. Et encore. Le chemin en courbe efface bientôt sa silhouette. J'arrête de marcher. La pluie tombe et j'attends. "Reviens...". Mon parapluie fermé traîne sur le bitume. Je sens les gouttes d'eau se glisser sous mon écharpe. "Reviens...". J'ai attendu 5 minutes. 10 peut-être. Une crise de toux s'empare de ma gorge. Je rentre finalement chez moi...

relations humaines

le 05/08/2006 à 21h32
Au cours de notre vie, nous fréquentons différentes personnes, certaines que l'on ne choisit pas (père, mère, parasites de frères/soeurs, grand-mère intempestif etc etc), certaines qu'au contraire on choisit de notre plein gré (meilleur(e)s ami(e)s, potos...) et d'autres bah parce que c'est comme ça, ça nous tombe dessus sans prévenir et ça s'accroche, ça tisse des liens telle l'araignée sournoise, ça s'incruste dans le coeur et ça ne veut plus s'en aller (ex: chéri-chéri qui va criser à la lecture de ces 2 dernière lignes mais bon).

Bien sur, nous passons avec les gens que nous apprécions d'excellents moments, délires en tout genre, confidences, blablatages jusqu'à pas d'heure et afin de rééquilibrer tout ça, nous avons aussi nos périodes de crêpages de chignon, d'engueulades, de faisages de gueule et d'ignorages totales.

Le problème étant, après moult engueulades de ma part avec toutes mes connaissances et bénies soient-elles de me supporter, que je ne prends peut-être pas le temps d'expliquer le pourquoi du comment je suis énervée. Mais voilà. Comment réussir à expliquer assez diplomatiquement le problème à quelqu'un dont la seule chose qu'il ou elle m'inspire est le lynchage public??

Nous touchons donc à la base du problème qui est la communication. En effet, parler, discuter, c'est bien beau, mais le plus important, c'est de se faire comprendre. Certaines personnes ont le don pour comprendre du premier coup ce qu'on essaie de leur dire et d'autres ont besoin de 4 ou 5 rappels avant d'assimiler la chose et d'autres encore ne comprendront jamais.

Que faire dans le dernier cas? Personnellement, je proposerai une bonne paire de claques mais bon, tout un chacun sait que la violence ne règle rien (quoique sur ma soeur, cela marchait jusqu'à ce qu'elle dépasse le mètre 20). Après expérience, je serais tentée aussi de répondre "l'ultimatum" et croyez-moi, ça marche du feu de dieu mais là aussi, cela semble radical surtout que l'autre peut-être profiterait de l'occasion pour prendre la poudre d'escampette, c'est vrai quoi on ne sait pas toujours de quoi l'autre en face est fait.

Après il y a les adeptes du "fermons les yeux et tendons la joue gauche parce qu'on nous a déjà frappés la droite", ce à quoi je réponds chut, là encore pas de noms même si je les pense TRES fort (oui toi-même qui me lis, oui toiiii).

Donc dans notre brave quête de la résolution du problème, nous nous tournons alors vers quelqu'un que l'on considère comme un ami (ou pas). Mais voilà. L'ami en question peut faire faux bond et accessoirement vous enfoncer plus que vous ne l'étiez déjà en vous assenant des conseils du type "oubliiiiiiie, tu dramatises pour riiiieeeen". Que de soutien, c'en est trop pour moi, je me sens tout rassurée de voir que mes soucis sont écoutés.

Enfin bref, tout ça pour dire : on ne peut compter que sur soi-même.

:/

le 05/08/2006 à 21h27
Sentiment d'venir d'ailleurs ..

d'être beaucoup trop naïve pour ce monde et à la fois déjà trop usée par ces déceptions ..

tellement de différence entre eux, tous ... tous ... tous ...

et moi ...

j'en vois pas un qui ne sois pas dans le paraitre ...

ils cherchent tous à s'montrer encore encore encore ... avec leur fringues, leurs badges, leurs blogs, ils m'font tous exploser leur personnalité à la gueule, ça m'fait mal à la fin ...

et je sais que derrière tout c'qu'ils essayent de montrer ... y a rien .rien qu'du vide. du vide ... ou pire ...

Moi j'fais pas partie des ambitieux, d'ceux qui veulent monter haut, d'ceux qui cherchent le pouvoir, d'ceux qui foncent, d'ceux qui écrasent les moins qu'eux, d'ceux qui vivent dans l'avenir, d'ceux qui savent, qui veulent gagner ....

Mais moi j'fais pas partie des enfoutistes non plus, d'ceux qui pensent pas plus loin qu'le bout d'maintenant, d'ceux qui haussent les épaules, d'ceux qui s'mentent qu'un jour peut-être, d'ce qui resteront là ...

Moi j'fais pas partie d'la droite à l'extrême, d'tous ces horribles crânes rasés au bras levés, d'toute cette haine qui coule, qui écrase, qui démolit ... mais moi même si j'me retourne vers la gauche, la gauche à l'extrême j'vois dans leurs yeux la même haine ...

Alors moi j'me dis qu'j'peux pas m'réfugier dans une "cause" et tout mettre la dedans parce que j'les trouve tous faux ...

J'fais même pas partie des solitaires, ils me font encore plus peur que les autres, ceux qui montrent combien ils se sentent frustrés et différents des autres ... ils sont solitaires mais toujours avec les autres ... pour pouvoir dire combien ...

J'm'évade pas dans la fumée, j'passe pas mes nuits en boîte, j'm'extasie pas devant des faux-ongles, j'fais pas d'skate, j'passe pas mes messages par mon t-shirt, j'suis pas une intello à lunettes, j'suis pas une rebelle, ni une ado type ...

J'me trouve pas d'case, j'me vois dans aucune catégorie ...

mon père..

le 05/08/2006 à 21h21
Mon père et moi on se parle pas.
On est un peu comme deux inconnus, qui auraient fait connaissance il y a très très longtemps mais qui se seraient oubliés depuis...

Mon père il connait pas un dixième des gens de qui je voudrais lui parler, parce que je crois que mon père il s'en fou de tout ça...
Lui et moi on se comprend pas. On s'aime de se détester et je crois même qu'on se déteste de pas s'aimer comme il faudrait...

Quand j'étais petite, mon père c'était mon super héros. Mais au fil des années j'ai fini par voir au travers de son masque de super rien du tout et j'ai vu un homme. Un homme qui comme chacun a ses vices et ses faiblesses... Et PAF! Il est mort le héros.
Mon père et moi on a toujours été nuls pour se dire les choses qu'il y a entre nous. Alors on se parle pas... Juste le temp qu'il fait, mes formation et autre truck pour mon futur boulot, les corvé de la maison...
Pourtant mon père y'a tellement de choses que je voudrais lui dire mais que j'arrive pas. Du coup j'me raconte tout ça dans ma tête. Je joue l'étonnée, la colère, le rire comme je voudrais qu'il fasse...

Parce que mon père je voudrais lui dire que malgré tout je suis heureuse.
Malgré cette putain d'enfance et malgré mes angoisses qui me réveillent parfois jusque dans la nuit... Malgré tout ce que j'ai pas eu parce qu'il a pas réussit à me le donner et malgré tout ce que de lui j'ai pu rejeter, je suis heureuse...
Parce que j'ai trouvé mon bonheur manquant. Toute seule. Après beaucoup de temps.
Mon père je voudrais aussi lui dire que je lui en veut pas. Que j'ai beau l'avoir beaucoup détesté, j'lai toujours énormément aimé...
Mais aussi tout ces gens... Ceux que j'ai rencontrés, ceux de qui enfin j'me rapproche... Il le sait pas tout ça... Malgré que ça soit si important pour moi, malgré le bien fou que ça me fait il le sait pas tout ça...
Mon père j'voudrais tout lui raconter, mes journées et mes pensées dans les moindres détails... Lui confier mes peurs, mes rages et mes chagrins pour qu'il les envoie au loin. Qu'il me rassure... Mais mon père il sait pas rassurer. Il a trop peur de la vie lui aussi. Alors tout ça j'le dit pas.

Ce silence là, c'est tout ce que je partage avec lui...
On se dit rien mais on en pense pas moins... On se dit rien mais on devine les choses...

Mon père c'est un type fantastique. Peut-être trop Alors il se gache... A mes yeux il se gache et se cache derrière tout ça... Derrière tout les trucs méchants et cons qu'il peut dire gratuitement...Il a des idées à la con et il est dur avec moi...
Il veut que je réussisse ma vie. Moi aussi mais il me fou une putain de pression sur les épaules... Et moi je veux pas.
C'est trop dur tout ça...

Mon père peut-être qu'un jour je lui dirais tout ça. Mais ce silence là c'est tout ce qui nous unis, parfois je crois bien...
Peut-être qu'un jour je lui dirais tout. Toute ma vie et tout ce que je pense de la sienne... A quel point je l'aime malgré que j'ai pitié...
Je sais bien que c'est méchant et dur tout ce que je dis là. Mais avec mon père on parle pas...
Alors cette dureté je la garde pour moi, dans mon coeur. Et parfois j'me demande s'il est pas en pierre. j'ai peur qu'il casse tellement qui'il est lourd et dur... Et ça me terrorise parfois tout ça...Et si je vivais trop grand et trop fort? Et si je le cassait?
J'me demande parce que, qu'est ce que je pourrais bien faire d'un coeur en miette moi?

Parce que tout ça c'est important pour moi... Ca prend parfois trop de place dans mon coeur et dans ma tête, alors tout ces mots, toutes ces sales pensées j'les laisse enb vrac ici... Dépotoire à mots cet endroit...

+

le 05/08/2006 à 20h57
Le Métro Quotidien



Il était 10h07. Je me souviens plus pourquoi ça m'a marqué. 10h07. Au fond je n'ai jamais porté d'importance à l'heure. Mais là...
10h07. Dans le métro. Comme d'habitude, j'observe. Le passe temps du métro. Je voisfiler des femmes qui vont à leur course. Leur marché. Y en a de jolimenttues. Manteau de fourure et bottes en cuir. C'est l'hiver.
Elles se scruptent les unes les autres. A celle qui sera la plus à la mode. A celle qui aura le dernier Jean's de chez CK.

Elles retombent. Elles oublient qu'elles n'ont plus quinze ans. Elles oublients que leurs maris les laissent chaque matin avant que les gosses se lèvent, et qu'ils rentrent lorsqu'il n'y a plus qu poser ses pieds devant lalévision. Elles oublients qu'aps avoir fini leur course elles devront encore faire le repassage, et tant d'autres corvées quotidiennes. Le train train quotidien. Le métro quotidien. Et voilà. Elles s'oublient.

Et tandis qu'elles serrent les dents, le regard noir, le regard amer, il y a cette autre femme avec cette enfant dans les bras.
Elle l'emmène chez le decin. Oui. La gamine tousse entre deux sanglots. La femme la serre plus fort encore.
Une femme. Comme les autres. Et pourtant. Si différente. Ses cheveux roux flamboyants en bataille, qu'elle n'a pas pris le temps de coiffer. Ses yeux noirs, pleins d'amour, qu'elle n'a pas pris le temps de maquiller. Cette bouche qui s'entrouvre pour laisser échapper un doux sifflotement. Une mélodie.
Une femme. Sans alliance ni vernis. Les mains abîmées d'avoir trop lavé. De frêles épaules recouvertes d'une veste en jean trop légère pou